Activités du site

  • Ce bref article a juste pour but de montrer ce que peut apporter ou détruire, la restauration d’une musique. Ici « Avant de mourir » par l’Orchestre de tango de Paris. 

    Le début de « Avant de mourir » selon di […]

  • De plus en plus souvent, on voit des DJs se tourner vers la diffusion de disques vinyle.  Quel est l’intérêt de cet engouement ? Le son est-il réellement meilleur ?
    Un peu d’histoire

    Les premiers enregis […]

  • Sur la qualité des enregistrements anciens…
    Dans les milongas, on ne diffuse que des enregistrements postérieurs à 1926. Savez-vous pourquoi ?

    La vieja guardia n’est pas toujours intéressante à dans […]

  • « El fileteado es un estilo artístico de pintar y dibujar típicamente porteño, que se caracteriza por líneas que se convierten en espirales, colores fuertes, el uso recurrente de la simetría, efectos tridime […]

  • Un article à verser au dossier du tango et de l’activité de DJ. Pour un article grand public, c’est assez bien vu.

    La Nación : « Los reyes de la milonga »

    Adaptation en Français par Marina Gamb […]

  • Ceux qui viennent régulièrement à Buenos Aires ont sans doute remarqué un « essor » de la Zamba dans les milongas. 

    Quand on connaît l’esprit traditionaliste des Argentins, on peut s’étonner de cela. La raison […]

  • Pourquoi ce compte à rebours ?

    Aujourd’hui se pose la question du nombre de titres dans une tanda.

    Pour ma part, naturellement, je propose 4 tangos, 4 valses et 3 milongas. Je sépare les tandas par une c […]

  • Il y a 10 ans, on prenait le taxi pour moins de 10 pesos, exceptionnellement le double pour des courses vraiment longues. Le bus coutait quelques centavos et obligeait à faire la course à la petite monnaie e […]

  • Et pourtant elle dansait avec « les orchestres » de son temps, pendant l’époque d’or du tango. Un tango où les corps ne se touchaient pas, un tango plus proche du tango musette français que de ce que les gens da […]

    • Chère Marina

      Je peux t’assurer que le tango se danse toujours, y compris avec une musique essentiellement des années 40, ici, à Buenos Aires. Il y a bien sûr des milongas qui font de la nouveauté et où on trouve les mêmes musiques qu’en Europe, mais on n’y ressent pas la même ivresse de la danse, l’impression de faire partie d’une communauté dans une harmonie totale.

      Je danse très peu en Europe. Le plaisir de la danse y étant émoussé, je préfère y faire danser les autres. Je mets d’ailleurs des versions d’orchestres contemporains, même si le gros de ma diffusion est des 40 et 50.

      Ici, il est impossible de s’arrêter de danser. Hier, j’ai dansé près de huit heures en sautant au maximum quatre tandas pour discuter avec les organisateurs ou le DJ.

      Ce qui fait pour moi la différence, ce n’est pas tant les danseuses (même si leur abrazo n’a que très rarement d’équivalent en Europe et qu’elles sont là pour s’amuser, sans se prendre la tête) que la musique. Cette musique qui est en majorité tout le temps la même, soir après soir et qui nous emporte toujours dans un tourbillon, toujours irrépressible.

      Ici, on peut entendre très souvent des orchestres, de tous niveaux, bien plus facilement qu’en Europe. D’ailleurs, les Argentins sont un peuple de musiciens. On croise sans cesse dans les rues des musiciens transportant des instruments, y compris d’impressionnantes contrebasses, spectacle qui est rare en France, seuls quelques guitaristes plus ou moins paumés trimbalent leur guitare dans l’espoir de quémander quelques sous. Ce n’est pas vrai pour tous les pays d’Europe, mais très sensible en France.

      Difficile de rivaliser en France où la musique est pour un certain establishment et n’est pas populaire, sauf le 21 juin… Pourquoi ne pouvons-nous pas faire de la musique dans la rue tous les jours, pourquoi ne pas faire la fête de la musique tous les jours ?

      Ah oui, j’oubliais la SACEM et la SPRE… La musique est une marchandise en France.

      En ce qui concerne les orchestres de tango. C’est vrai qu’il y a pléthore, mais la qualité est rarement au rendez-vous. Je parle de la qualité musicale, il y a très peu de virtuoses comme Elvino Vardaro, Troilo ou Biagi pour ne citer que ces trois instrumentistes exceptionnels dans les orchestres actuels. Par charité, je ne parlerai pas des chanteurs qui sont souvent le maillon très faible des orchestres (Javier mis à part, car lui est, l’âme de son orchestre). Les bons bandéonistes travaillent dans trois ou quatre orchestres. Cela signifie que les orchestres ne peuvent pas répéter souvent ensemble, contrairement aux orchestres de l’Edad de oro qui jouaient avec la même formation tous les jours.

      De plus, ces orchestres enregistrent très peu. Il est exceptionnel de pouvoir créer une tanda cohérente avec les orchestres contemporains. La première chose qu’ils devraient faire, c’est d’assurer qu’au moins quatre tangos, quatre valses et trois milongas de leurs CD peuvent aller ensemble. Trop souvent, des DJs mettent quatre titres du même orchestre, mais avec un dans le style de Troilo, un de D’Arienzo, un de Di Sarli et un de Calo ou autre. Sous prétexte que c’est le même orchestre, cela devrait aller ensemble. Eh bien, cela est perturbant pour les danseurs. Le mélange des orchestres peut se faire sur les valses et les milongas. Mais encore faut-il que le résultat soit meilleur que celui des orchestres de l’époque. Pour les valses, c’est assez facile, mais pour les milongas…

      Ces orchestres font aussi majoritairement de la musique pour l’écoute et pas pour le bal. Ils ne maîtrisent pas assez subtilement l’art de la danse pour comprendre ce qui touche les danseurs. Piazzolla, puisque tu l’as cité, a accepté que sa musique soit dansée. Il avait dans ses gènes, toute la culture du tango, il a collaboré avec Troilo et d’autres grands du tango.

      En France, on n’aime pas Troilo, disons plutôt que l’on croit que l’on n’aime pas Troilo. C’est pourtant le chéri des Argentins. Sa musique est à la fois très dansable et très subtile, très riche musicalement. Pour moi, c’est un peu la référence de ce que pourrait être la musique moderne de tango. Évidemment pas à l’identique, mais dans un esprit similaire, en tout cas pour le tango de danse de Troilo (car il n’a pas fait que du tango pour la danse).

      Pour revenir à ton très intéressant texte. Je ne suis pas d’accord quand tu dis que plus personne ne le danse comme cela. Les années 30 et le canyengue (qui est probablement l’ancêtre du musette) en général ont effectivement disparus de Buenos Aires, mais l’esprit des années 40 est toujours présent. C’est même la référence. Le style peut avoir changé, mais le style est une histoire personnelle, il devrait y avoir autant de style que de danseur. Si c’est pour danser tous de la même façon, autant faire du country ou autre danse d’ensemble.

      Ce qui fait l’harmonie des quelques belles milongas portègnes, c’est justement cette harmonie. Tout le monde danse à sa manière, mais le résultat d’ensemble est porteur, harmonieux. La milonga devient un grand organisme qui se déplace en musique. Il est très rare de voir un danseur essayer d’épater la galerie ou de s’admirer dans un miroir. En France, combien de fois voit-on un danseur fier de ce qu’il vient de faire essayer de capter les regards approbateurs du public, même s’il a dû bousculer quatre couples pour réaliser son « exploit » ?

      Danser sur un orchestre est très prenant. C’est d’ailleurs l’expérience qu’en avaient les anciens. L’orchestre peut jouer avec le public. Il accentue un break, modifie un peu la mélodie, change le rythme ou l’orchestration, toutes ces variations font que les danseurs pouvaient être « agréablement » surpris par le clin d’œil et ce jeu. Aujourd’hui, beaucoup d’orchestres essayent de faire preuve d’originalité, mais ces modifications sont bien souvent imprévisibles, déconcertantes et ne favorisent pas l’improvisation dans la sécurité.

      Donc, oui aux orchestres contemporains, mais à condition qu’ils prennent plus souvent en compte les exigences de la danse. Respect du compas, possibilité de danser sur plusieurs plans sonores, prévisibilité de la suite (ce qui n’empêche pas de temps à autre, des jeux plus surprenants). Je crois que cette démarche est en cours de réalisation, comme en témoigne la plus grande fréquence des prestations avec tandas, voire avec cortinas.

      Le tango a encore une très longue histoire à vivre, mais à écrire, mais je crois qu’il doit toujours s’interroger sur ses fondements pour qu’il reste Le Tango et pas une danse comme une autre. Le message de Aoniken Quiroga et avant lui de Tete Rusconi, vont dans ce sens. Ce qui est toujours nouveau dans le tango, c’est la rencontre d’un couple sur la piste, cette expérience. Tant que l’être humain ressentira les mêmes capacités d’émotion, le tango, le vrai tango comme dirait mon ami Horacio Rodriguez vivra. Si au contraire, en lui greffant des rustines qui en cachent l’harmonie intérieure, il est probable qu’il se folklorisera. Le tango a une part de France dans ses gènes, mais on voit que son évolution en déconnexion avec les principes de son berceau natal ont donné le tango musette, voire pire, le tango anglais et encore plus dramatique, le tango sportif.

      Je propose donc de bien intégrer les réflexions que je viens de citer, de s’en imprégner. J’essaye à mon petit niveau de le faire, notamment dans mon travail de DJ, qui est une lourde responsabilité puisque l’on doit à la fois transmettre et habituer les oreilles, tout en éveillant la curiosité et l’envie de jouer des danseurs.

      « El tango es un pensiamento (alegre) que se puedo bailar ».

    • Un petit point sur Piazzolla et la danse.
      Sa production contient une grande variété d’aspects. Si la plupart des titres à partir des années 50 sont peu adaptés à la danse, ce n’est pas le cas de quelques titres que l’on danse régulièrement dans les versions de Pugliese ou Troilo, mais aussi de multiples orchestres actuels ou plus récents.
      Il est par contre, des interprétations effectuées directement par Astor Piazzolla, instrumentales ou chantées par Campeamor et autres et enregistré dans les années 40 qui sont parfaitement adaptées à la danse.
      Certains de ces titres sont composés par Juan Canaro, Firpo ou autres auteurs classiques, mais certains titres composés par Piazzolla lui-même sont parfaitement dansable comme « El desbande » enregistré le 26 novembre 1946.

  • Un gentil article de Claudio sur le festival Tangopostale 2017.
    J’ai eu la chance d’y animer la milonga d’ouverture au milieu des avions d’Aéroscopia.
    La première Eterna (milonga en plein air) de l […]

  • Il ne s’agit pas d’un message chiffré, mais de la présentation par Éric S et Marie-Pierre G d’un écrit de Aoniken Quiroga qui, à la manière de Tete et autres, s’étonne des dérives du tango et essaye de redon […]

    • A C M T H, c’est une bonne base. J’aurais, pour ma part, tendance à vouloir rajouter deux lettres qui me semblent très importantes :
      S : pour Social. Ce qui est très agréable pour ne pas dire essentiel, c’est l’impression de danser avec l’ensemble des danseurs de la milonga. Cette harmonie collective caractérise, pour moi l’expérience du tango. Pouvoir danser en sécurité et porté par le groupe est très précieux.
      C : pour Cœur. Peut-on vraiment danser le tango sans le cœur, El corazón ?

  • Connaissez-vous le Tangón ? / ¿Sabe usted el Tangón? / Do you know Tangón?
    El Porteño, Tangón – Francisco Canaro – Roberto Maida – 01-09-1936

    Cette danse a été créée pour faire de nouvelles figures si on en c […]

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