Conseils aux débutants

Lorsque l’on débute en tango, c’est souvent très difficile pour l’homme et donc pas très facile à vivre, surtout s’il prend des cours avec sa compagne….

Pour la paix des ménages et vous permettre de danser plus rapidement, voici quelques conseils.

Trouver un cours

  • L’idéal est de trouver un cours où l’on vous parlera de guidage dès le début. Cela vous permettra en effet de danser beaucoup plus vite.
  • Cela accéléra tout. Comme vous saurez guider et suivre, vous pourrez inviter et être invitée plus facilement dans les bals (milongas).
  • Si votre prof est un fan de chorégraphie, regardez ci dessous les rôles des guideurs et suiveurs et essayez de conserver en mémoire les conseils suivants…
  • Si au bout de trois mois à raison d’une fois par semaine, la plupart des membres du cours ne sont pas capables de danser dans un bal tango, il vous faudra sans doute chercher un autre cours.

Pratiquer

  • C’est en dansant que vous deviendrez danseurs.
  • Ne dansez pas toujours avec le (la) même partenaire. Sinon, vous ne saurez jamais si vous savez guider (ou suivre).
  • Ne parlez pas en dansant. Écouter la musique demande une grande concentration.
  • Ne cherchez pas à faire des figures ou à reproduire les chorégraphies apprises en cours. En le faisant, vous aurez de fortes chances de ne pas être dans le sens du bal à la sortie de la figure (vous risquez de créer un embouteillage ou une collision), vous ne serez pas sur la musique (ça, c’est impardonnable, bien que très fréquent…), vous ne ferez pas plaisir à votre cavalière (et encore moins à votre cavalier si vous dansez toute seule (défaut très répandu).

Écoutez de la musique de tango

  • Le tango étant une danse d’improvisation, il est important pour vous de comprendre la musique. La structure étant relativement prévisible, il est réalisable de se synchroniser avec elle. Vous pourrez ainsi deviner la fin des phrases musicales pour faire des pauses dans votre tango. Attention cependant, beaucoup d’orchestres s’amusent à essayer de jouer avec les danseurs en créant des éléments de surprise (fins à rallonge ou abruptes par exemple).
  • Vous remarquerez rapidement que les DJs mettent souvent les mêmes musiques (il y a des incontournables que vous rencontrerez dans toutes les milongas). Même si vous ne connaissez pas cette version, vous aurez une idée de ce qui va suivre.

Faire le voyage à Buenos Aires

Il est impossible de comprendre le tango sans ce voyage. En revanche, il faut bien s’y préparer. Une danseuse doit avoir au moins quelques mois de tango et un danseur doit avoir encore un peu plus d’expérience pour s’être débarrassé de tout le superflu qui serait un véritable barrage pour lui à Buenos Aires.

 Hommes – Femmes, mode d’emploi

Tout ce qui précédait pouvait concerner aussi bien les danseurs que les danseuses. Vous trouverez ci dessous, des conseils personnalisés pour les hommes et les femmes.

Hommes

Vous n’avez pas tiré le meilleur rôle… La femme, en changeant de danseur change d’univers. L’homme ne pourra offrir à ses danseuses que ce qu’il sait faire.

Cependant, tout n’est pas perdu. Un danseur débutant qui suit bien la musique, qui fait des mouvements simples et confortables, saura plaire aux cavalières.

En revanche, un débutant qui cherche à faire de l’esbroufe en enchaînant toutes les « passes » qu’il aura apprises aura de forte chance de ne pas être considéré comme un partenaire de choix.

Un excellent cavalier saura faire bien danser une débutante, en la mettant en valeur et en évitant de la mettre en difficulté.

Voici quelques pistes pour vous aider :

  • La musique est première. Vous ne devez pas seulement danser sur la musique, mais danser la musique…
  • Ne penser qu’au guidage, jamais à la figure ou aux pieds. C’est la seule façon d’avoir une chance de danser sur la musique et de faire de l’improvisation.
  • Les premiers temps, faire beaucoup de changements de direction (avant, gauche, droite, arrière), sans demander aucun pivot. Cela vous aidera à sentir comment s’effectue le transfert.
  • Fait des arrêts et des démarrages en s’assurant toujours de la bonne qualité de la liaison.
  • Éviter les mouvements parasites des bras. Le danseur doit pouvoir orienter la danseuse dans toutes les directions, l’arrêter et la faire démarrer sans changement de contact (il faut bien sûr que ce soit une cavalière un peu expérimentée).
  • Lorsque le contact est bon, on peut se lancer dans le travail sur les axes.
  • Le plus important est de bien comprendre la différence entre les tours et les pivots. Dans un pivot cavalière, celle-ci reste sur son axe, sur place, le cavalier tourne autour (ses épaules doivent accomplir un arc de cercle autour de l’axe de la cavalière). On peut sentir le début du pivot en passant le poids d’un pied sur l’autre et prenant soin de toujours rester en face de la cavalière, dans un mouvement tournant du buste.
  • Dans un tour cavalière, l’axe du cavalier doit rester fixe. C’est la cavalière qui tourne autour. Au début, le cavalier peut ne rien faire avec tes pieds de cavalier pour ne pas parasiter le tour cavalière. Bien sûr, il est possible d’utiliser la dissociation pour limiter les mouvements de pieds.
  • Dès qu’il y a un mouvement tournant, la dissociation devient très importante. C’est elle qui permet d’accumuler de l’énergie, énergie qui sera utilisée pour fluidifier la danse, et, dans quelques années, pour exprimer un tango spectaculaire (procéder en sens inverse n’est pas possible, d’où l’intérêt à ne pas se figer sur des chorégraphies quand on débute)..
  • Ne pas hésiter à prendre son temps. Cela vous permet de préparer ce qui va suivre pour le faire bien en musique.
  • Faire des demandes nettes. L’incertitude est la meilleure façon de mal guider. Si vous avancez, allez-y franchement. Avec une bonne cavalière, il est possible de marcher, tourner, pivoter, comme si on était seul (attention, comprenez bien ce que je viens d’écrire avant de le mettre en pratique…).
    Pour danser le tango de Buenos Aires avec une excellente danseuse de là-bas, on peut même ne plus du tout s’occuper des pieds de la cavalière (même si quelque part au fond de notre crâne l’information y est). Il suffit de jouer de son buste et on aura la surprise de voir toujours la cavalière en face, dans la légèreté, quelque soit le moment de la demande. Cela permet d’interpréter au plus juste la musique, mais ne rêvons pas, très peu de cavalières, même à Buenos Aires ont assez d’entraînement pour cela (en France, certaines en sont capables, mais peu s’orientent dans cette voie, préférant les figures spectaculaires qui demandent moins d’équilibre et de dissociation et qui suscitent l’admiration des néophytes).
  • Ne jamais faire faire à une cavalière que vous connaissez peu, une figure que vous ne maîtrisez pas, ou qu’elle n’est pas au niveau de maîtriser. Les cavalières qui se sont retrouvées cassées en deux par des volcadas surprises comprendront ce que je veux dire…

Femmes

Une danseuse ayant une certaine pratique de la danse, un bon équilibre et la capacité à suivre les indications du danseur pourra se débrouiller assez facilement et progressera très rapidement si elle trouve de bons guideurs.

Dans les premiers temps, elle pourra même ne pas prendre beaucoup de cours, à condition qu’elles suivent régulièrement des cours (si possible particuliers) où l’on pourra corriger ses petits défauts.

Elle doit cependant avoir en mémoire quelques règles de base :

  • La danse se fait en musique, mais le danseur a la responsabilité de la circulation dans le bal. Ne dansez pas toute seule…
  • La danseuse doit toujours rassembler ses pieds, entre chaque pas. Cela parait idiot, mais c’est la condition indispensable pour que l’on puisse bien vous guider.
  • La cavalière doit suivre. Si vous voulez prendre l’initiative, devenez cavalier, mais vous perdrez gros au change. Lorsque vous serez plus avancée, vous verrez que le rôle de la femme n’est pas si passif qu’il semble l’être au premier abord, mais commencez en jouant le jeu d’être une suiveuse 😉
  • N’essayez pas d’aider systématiquement votre partenaire en faisant à sa place les chorégraphies que vous apprenez (le plus simple est de trouver un cours qui ne soit pas axé sur les chorégraphies). Si vous l' »aidez », il n’apprendra jamais à guider. D’ailleurs, un bon prof ne vous laissera pas faire.
  • Ne demandez jamais une chorégraphie apprise à votre cavalier. Il la fera pour vous faire plaisir, mais vous risquez de le bloquer. Même s’il sait très bien la faire dans le cours, cela risque de ne pas revenir dans le bal. De plus cela pourra le conduire à ne plus suivre la musique et l’atmosphère du bal.
  • Encouragez et félicitez votre danseur débutant quand il a réussi à bien suivre la musique et à fait de bons éléments de guidage.
  • soyez toujours indulgente avec un cavalier qui fait de son mieux. Fuyez en revanche ceux qui essayent de vous faire faire des prouesses, ce sont en général de piètres cavaliers. Vous finirez par vous en rendre compte. Un bon cavalier peut danser avec une débutante et lui faire plaisir.
  • Pour être invitée, soyez souriante et surtout attentive aux regards des danseurs potentiels (voir la rubrique « codes du tango », la « vie à deux »).
  • Un bon cavalier pourra tout vous guider, mais rarement deux fois. En effet, inconsciemment, après avoir découvert quelque chose de nouveau, vous risquez d’être attentive et vous essayerez de le faire de vous même…
  • Ne cherchez pas à anticiper. Retrouvez votre équilibre à chaque moment, c’est la seule façon d’être prête à suivre les indications du cavalier, y compris sur des milongas rapides.
  • Faîtes la différence entre les éléments guidés et les éléments de décoration qui appartiennent à la cavalière. N’abusez pas des fioritures, si vous en faîtes trop, vous risquez de ne pas être agréable pour votre cavalier et ce qui peut être joli en tango, c’est la variété et surtout l’arrivée au bon moment de ces adornos (ornements). Cela fait partie de votre interprétation de la musique, mais cela ne doit pas nuire à la fluidité des mouvements et à l’harmonie du couple.
  • Ces éléments sont un peu caricaturaux. Tout est beaucoup plus subtil en tango, et c’est ce qui rend cette danse merveilleuse.

 

 

 

 

 

 


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